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L’équipe du projet ResilienSEA visite les sept pays de mise en œuvre

L’équipe du projet ResilienSEA visite les sept pays de mise en œuvre

Héron Cendré dans le Parc National du Banc, Mauritanie (Crédit, PNBA).

Sept pays. Trois langues. Peu de connaissances sur une ressource importante. Cartographier et protéger les vastes herbiers marins le long des côtes de l’Afrique de l’Ouest constitue une tâche ardue.

C’est l’objectif du projet ResilienSEA mené par GRID-Arendal.

Le projet permettra de mieux connaître l’emplacement et l’état des herbiers marins en Afrique de l’Ouest en rassemblant toutes les données disponibles. Il comblera les lacunes en données, afin d’accroître les niveaux de protection et de mieux gérer les herbiers dans la région.

Ce travail ne peut être effectué à distance. Il nécessite de réunir des gestionnaires et des chercheurs des sept pays de mise en œuvre (Mauritanie, Sénégal, Cap Vert, Gambie, Guinée Bissau, Guinée et Sierra Leone) afin de renforcer leurs capacités et d’accroître leurs compétences.

Les herbiers sont un habitat marin vital qui fournit de nombreux services écosystémiques, servant de pépinières et d’aires d’alimentation, protégeant les côtes et stockant du carbone, parmi de nombreux autres avantages. Ils constituent également l’un des écosystèmes les moins connus du monde et font face à de multiples menaces, principalement liées aux activités humaines. Les connaissances sur la répartition des herbiers marins et sur leur santé sont médiocres, en particulier en Afrique Occidentale. Ce manque d’information est l’une des principales raisons de l’insuffisance du niveau de protection des herbiers.

Entre juillet et octobre, Tanya Bryan, chef du projet ResilienSEA, et Mallé Diagana, coordinateur régional, ont visité les sept pays participant au projet. Mme Bryan a expliqué que « ces visites de pays étaient primordiales pour le projet car tous les partenaires n’étaient pas en mesure d’assister à l’atelier de lancement. Nous étions enthousiastes à l’idée de rencontrer les parties prenantes ; leur enthousiasme est de bonne augure pour le succès du travail important qui doit être entamé l’année prochaine ».

Lors de réunions sur le terrain avec divers partenaires, Tanya et Mallé ont rassemblé des cartes, des publications et des rapports existants sur les herbiers marins qui ne sont pas toujours accessibles au public. Par exemple, l’équipe était ravie de trouver deux publications de l’Université du Cap-Vert identifiant pour la première fois la présence de deux espèces (Ruppia maritima, Halodule wrightii) sur l’île de Santiago.

Un autre objectif important de ces visites dans les pays était de commencer à identifier des sites pilotes dans chaque pays où les partenaires locaux commenceraient à cartographier la répartition des herbiers, à identifier les espèces et à surveiller leur statut pour une période de douze mois. Tanya et Mallé ont également parlé à des partenaires locaux de leurs besoins en matière de planification et d’organisation pour la tenue d’ateliers régionaux en 2019; en particulier, un atelier technique qui se tiendra au cours du premier trimestre de l’année au cours duquel les représentants des pays seront formés à l’écologie des herbiers, à l’identification des espèces et aux menaces auxquelles ces écosystèmes vitaux sont confrontés.

Ces réunions ont également conduit à la formation d’équipes nationales chargées de mettre en œuvre le projet dans chaque pays. Mohamed Lamine Sidibé, Directeur de la Direction des zones marines et côtières (CPMZC) en Guinée, a déclaré: «Nous sommes très heureux d’être l’un des sept pays choisis pour mettre en œuvre le projet ResilienSEA, le premier de cette ampleur en Afrique de l’Ouest. En tant que chef de l’équipe nationale pour la Guinée, le CPZMC s’efforcera de travailler avec d’autres institutions nationales pour accroître nos connaissances sur les herbiers marins sur notre site pilote, afin d’améliorer leur protection. »

Pêcheurs à Conakry, Guinée (Photographie, Tanya Bryan).

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